samedi 6 octobre 2007

États-Unis : salmigondis


L’absence de compassion du président des États-Unis envers les plus démunis de sa société a, une fois de plus, frappé de plein fouet quand George W. Bush a opposé son veto à l’application d’une loi qui aurait permis à près de quatre millions d’enfants d’être protégés par le service public d’assurance-maladie.

Les motifs de ce refus sont de trois ordres, selon le président : cette mesure n’aiderait pas davantage les enfants les plus pauvres (ils sont déjà « couverts »), ce serait un pas vers un régime universel d’assurance et cela coûterait trop cher. Pourtant la législation prévoyait piger dans les poches des fumeurs pour financer l’extension du programme, pas dans le budget de la défense.

L’actuelle protection offerte aux enfants défavorisés remonte à 10 ans. Sa mise à jour aurait permis à 3,8 millions d’autres enfants d’en bénéficier d’ici 2012 en étendant la protection offerte aux ménages gagnant moins de 60 000 $ par année. Les coûts du programme seraient ainsi passés, sur cinq ans, de 35 à 60 milliards $.

Avouons qu’il est dans l’ordre des priorités de consacrer l’essentiel des efforts financiers des États-Unis vers la guerre en Irak où 170 000 jeunes américains sont déployés. Les coûts de cette guerre sont tellement astronomiques que les 25 milliards $ supplémentaires sur cinq ans, pour le programme de protection d’assurance-maladie apparaissent dérisoires à quiconque prend la peine d’y penser.

Une autre dopée

En pleurs devant les caméras, après des messages épistolaires adressés à toute sa famille et ses amis, la quintuple médaillée des Jeux olympiques de 2000 à Sydney, Marion Jones, avoue avoir consommé des stéroïdes indétectables (à l’époque en tout cas).

Le Comité international olympique (CIO) entend réagir prestement en lui retirant les médailles acquises, dont la plus importante, l’or, qui reviendra à Katerina Thanou, elle-même impliquée dans un scandale de dopage lors des jeux de 2004 à Athènes.

Une fois de plus, c’est l’entraîneur qui est visé. Les suppléments que lui faisait ingurgiter Trevor Graham étaient censés être de l’huile de lin, selon Mme Jones. Et, encore une fois, l’affaire remonte vers les laboratoires Balco. Plus ça va, moins Geneviève Jeanson va se sentir seul dans ses mensonges et regrets.

Villeneuve soulève la polémique

Notre Jacques Villeneuve ne fait pas que chauffer l’asphalte lorsqu’il se présente sur un circuit automobile, il réchauffe également l’atmosphère et fait grogner certains de ses concurrents.

Même pas encore qualifié pour la course du dimanche 7 octobre à Taladega en Alabama, le coureur-restaurateur essuie les foudres de coureurs en position de se mériter le championnat NASCAR dans cette catégorie. Selon quelques-uns des 12 coureurs en tête de liste de cette compétition, l’arrivée de Villeneuve, comme celle de John Hornish Jr, trois fois champion en Indy et une fois vainqueur de l’Indy 500, risque de mêler les cartes et ils ne comprennent pas pourquoi les autorités du circuit ont autorisé leur arrivée, ce week-end-ci en particulier. « Je ne doute pas du talent de Jacques Villeneuve, raconte Kyle Busch, ni de son habileté, ni de sa capacité de courir vite. Le seul problème que nous avons, c’est qu’il fasse ses débuts ici à Talladega. Il aurait pu débuter n’importe où ailleurs. »

Philosophe, Villeneuve a répliqué que si la même situation s’était produite en Europe la réaction aurait été 10 fois pire.

De quelques accords de guitare, Jacques réussira-t-il à apaiser les esprits?

24 chansons de trop

À 9 250 $ la chanson téléchargée via Internet, l’Américaine Jammie Thomas trouve salée l’exemple qu’un jury de Duluth, Minnesota, lui a servi pour démontrer que s’approvisionner illicitement en musique entraîne une violation des droits d’auteurs. Mme Thomas doit maintenant 222 000 $ à Sony, Arista, Interscope, UMG, Capitol et Warner Bros.

En tout, ce serait 1 702 chansons que l’inculpée aurait téléchargées sans permission par le biais d’un site nommé Kazaa, ce qu’elle a nié. Les plaignants ont toutefois porté leur grief sur les 24 titres dont la preuve était la plus évidente à démontrer. L’avocat des plaignants affirme que cette décision envoie un message clair : « Télécharger et distribuer des enregistrements sans autorisation est incorrect. »

Reste aux auteurs, compositeurs et interprètes à faire comprendre aux compagnies de disques et aux diffuseurs que de toucher des droits raisonnables, pour les artisans, sur la vente et la diffusion d’une chanson c’est également un droit à respecter.

L’air pur prend le frais

En Californie, deux municipalités, Calabasas et Belmont ont décrété l’interdiction de fumer… dans les appartements et condos.

Au Colorado, un couple a reçu un avis de cesser de fumer dans son condo après une décision des trois autres propriétaires survenue trois ans après l’acquisition de leur propriété. Ils ont contesté et ont été déboutés. Ils vivent maintenant dans une maison mobile en banlieue.

Les cas semblables se multiplient aux États-Unis.

Quand touchera-t-on au saumon fumé?

La valse des millions présidentiels

Hilary Clinton dispose, jusqu’ici, de 80,1 millions $ pour mener sa campagne à titre de candidate démocrate à la présidence. Son adversaire, Barack Obama, suit de près avec 1 million $ de moins.

Du côté des Républicains , Rudy Giuliani, compte sur 35,6 millions $, dont 10,5 millions $ récoltés entre les mois de juillet et septembre. S’il lui en manque, il ira puiser dans sa fortune personnelle.

Ce qui est intéressant sur le degré de confiance que possède chacun des candidats en sa capacité de l’emporter est d’observer la somme allouée aux primaires, c’est-à-dire la campagne qui désignera les délégués aux congrès respectifs des partis, par opposition à la campagne présidentielle elle-même.

Ainsi, Hilary Clinton consacre 62,6 millions $ aux primaires, laissant dans sa cagnotte 17,5 millions $ pour la campagne à la présidence. Barrack Obama met vraiment le paquet sur les primaires, ne se laissant que 4 millions $ pour la présidentielle. Giuliani emprunte la même voie en se réservant seulement 3,9 millions $ pour la course à la Maison blanche.

En tout cas, tous les candidats semblent conclure qu’une fois engagée la course pour l’élection de 2008, les fonds seront au rendez-vous, les primaires ayant servi d’amorce pour les intéressés qui préfèrent attendre le développement des tendances avant de se risquer.

Navire qui revient sans émoi, qui repart
Sans regret, impassible et prêt à tout hasard.

Mon âme résignée à toutes les partances
Qui voit d’un œil pareil la joie ou la navrance.

Jovette Bernier (Mon âme était pareille…)

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